Détails des résultats préalables

Que pensez-vous de la place de la publicité dans l’espace public dans la Métropole de Lyon ?

Cette question a été posée afin d’évaluer la perception globale négative ou positive des personnes interrogées à la présence de la publicité dans l’espace public de la Métropole de Lyon (la question ne concernait pas les publicités issues d’autres supports/médias). Il s’agit d’une question fermée dans laquelle les propositions négatives et positives sont proposées de manières équilibrées aux répondants.

La perception des habitants de la Métropole de Lyon concernant la place de la publicité dans l’espace public est claire. 91% des personnes qui se sont exprimées ont une perception globale négative. Ils sont même 68% à avoir une perception très négative considérant qu’il y a beaucoup trop de publicité dans l’espace public.

Seulement 8% des personnes s’étant exprimées considèrent qu’il y a « suffisamment » de publicité dans l’espace public. Cet avis classé comme positif n’implique cependant pas une demande de plus de publicité de la part de ces personnes. A l’inverse, les personnes demandant plus de publicité sont extrêmement peu nombreuses avec 0,5% de l’ensemble des répondants.

La Métropole de Lyon s’apprête à autoriser à partir de 2020 l’installation d’écrans de télévision publicitaires dans les rues, pouvant aller jusqu’à 6m2. Y êtes-vous favorable ou défavorable ?

Cette question a pour but d’interroger les habitants de la Métropole sur des propositions officielles de la Métropole (proposition abordée dans les différents débats sur le projet, à ce jour rappelons-le sans vote en conseil métropolitain et dans l’ensemble des conseils municipaux du territoire).

La position des personnes s’étant exprimées sur la question des écrans vidéo publicitaires est sans équivoque et l’opposition avec la position de la Métropole est presque unanime. 90% sont très défavorables et 7% sont défavorables, soit un total d’opinion négative de 97%. La proposition de la Métropole d’autoriser les écrans numériques publicitaires est donc extrêmement impopulaire.

Les avis positifs sont marginaux au regard du total des avis exprimés (3% des répondants).

Selon vous, quelle taille maximale devrait avoir un panneau publicitaire ?

Cette question a pour objectif de connaître les attentes des habitants de la Métropole sur les règles de densité que devrait fixer le Règlement Local de Publicité intercommunal (ce document doit fixer des règles de densité et taille maximale des panneaux).

Les attentes des habitants de la Métropole s’étant exprimés vont très majoritairement dans le sens d’une restriction stricte de la taille des panneaux publicitaires dans l’espace public. Plus la taille maximale des panneaux autorisés est importante, moins les répondants sont nombreux. Surtout, une très forte majorité de répondant, 78%, sont favorables à une limitation à 2m² (soit la taille des abris-bus et autres MUI (Mobilier Urbain d’Information) dites « sucettes » publicitaires).
Les autres options, supérieures à 2m², sont donc exclues par plus de trois quarts des répondants métropolitains.

Parmi plusieurs exemples de mobiliers urbains, lesquels sont pour vous des panneaux publicitaires ?

Les mobiliers urbains sont des installations relevant des collectivités territoriales (Métropole ou Municipalité) destinées aux usagers de l’espace public (abris bus et panneaux d’information notamment). Ces mobiliers doivent servir à l’intérêt général et peuvent accueillir, à titre accessoire, des messages publicitaires. Ces mobiliers urbains bénéficient en général de dérogations dans les règlements de publicité locaux, n’étant ainsi pas pris en compte dans les calculs de tailles et densité des dispositifs.
L’objet de cette question est de savoir comment les mobiliers urbains sont perçus par les habitants de la Métropole et si ces derniers font une différence, de par leur expérience d’usage de l’espace public, entre ces équipements et les panneaux publicitaires.

6 exemples illustrés par des photographies prises en janvier 2019 dans la Métropole lyonnaise ont été présentés. Parmi ceux-là, les habitants de la Métropole sont presque unanimes dans le fait que ces mobiliers ne se distinguent pas de leur rôle publicitaire théoriquement accessoire. Pour eux, les cas a (dispositif de grande taille), c (abris-bus), d (mobilier urbain d’information côté « information ») et e (même mobilier urbain d’information coté « publicité ») sont clairement des publicités. Ces avis interrogent le caractère publicitaire accessoire que ces dispositifs sont sensés respecter en matière de message publicitaire.
Seul l’exemple de panneau informatif (b) avec « led » n’est pas associé à une fonction publicitaire par les habitants s’étant exprimés (ce n’est pas une publicité pour 97% des avis exprimés). L’exemple de panneau d’affichage libre (f) n’est pas perçu comme une publicité par 71 % des répondants, une réponse majoritaire mais pas unanime, ce qui peut s’expliquer par un usage partiellement commercial de ces équipements (annonces de concerts, événements culturels privés…).
Ces avis invitent à réinterroger le statut dérogatoire des mobiliers urbains dans les règles de densité du futur Règlement Local de Publicité intercommunal alors que ces dispositifs sont perçus comme des publicités « classiques » et ont des effets équivalents à ces dernières sur les usagers de l’espace public.

La Métropole de Lyon réfléchit à enlever les grandes publicités au sommet des immeubles, par exemple le long du Rhône ou du périphérique. Y êtes-vous favorable ou défavorable ?

Cette question a pour but d’interroger les habitants de la Métropole sur une autre proposition officielle de la Métropole (proposition abordée dans les différents débats sur projet sans vote en conseil métropolitain et dans l’ensemble des conseils municipaux du territoire).

Cette proposition de la Métropole de Lyon, à l’inverse de celle sur les écrans numériques, est plébiscitée. Une quasi-unanimité des habitants de la Métropole s’étant prononcés est favorable à la suppression des supports publicitaires au sommet des immeubles que ce soit le long du Rhône comme le long du boulevard périphérique (un exemple à Vénissieux : au niveau de la Route de Vienne). Le facteur géographique non limité à Lyon Centre est ici important à prendre en compte dans l’intitulé de la question et dans les avis exprimés.

Dispositifs publicitaires géants : bâches permanentes

Comme pour certaines questions abordées, il s’agissait à travers ce point d’interroger les habitants de la Métropole de Lyon sur une inclinaison de leurs représentants élus vers l’autorisation de nouveaux dispositifs publicitaires dans la rue (voir les débats sans vote). L’intention affichée par la Métropole de Lyon est d’autoriser des bâches permanentes de taille géante (supérieure aux 12m² maximums fixés par le code de l’environnement pour les supports dits « classiques »). Il était précisé dans l’intitulé de la question que ces bâches, apposées a priori sur des façades d’immeubles, n’avaient pas vocation à financer des travaux sur les bâtiments en question et qu’elles n’avaient pas un caractère temporaire.

Les avis, comme sur les questions précédentes, sont extrêmement clairs et sont partagés par l’ensemble des habitants s’étant prononcé puisqu’ils sont 96% à être contre l’autorisation de ces nouveaux dispositifs. Les habitants de la Métropole de Lyon s’étant exprimés rejettent donc en bloc cette proposition de leurs représentants à la Métropole.

Dispositifs publicitaires géants : bâches de chantier publicitaires

Une deuxième sollicitation directe sur une position de la Métropole concernant les dispositifs de bâches géantes. Cette fois-ci la question porte sur les bâches de chantier qui accueilleraient une publicité. Il est précisé dans l’intitulé de la question que la publicité sur ces bâches de chantier pourrait permettre le financement d’une partie des travaux par l’annonceur ou le publicitaire. Ce type de dispositif est déjà autorisé sur le territoire national pour les travaux réalisés sur des monuments historiques (forme de mécénat) comme c’est le cas régulièrement place Bellecour.

Cette question donne lieu à des avis divergents, à l’inverse de la quasi-unanimité des autres avis exprimés à l’occasion de cette consultation. Toutefois, une majorité courte d’habitants s’étant exprimée se positionne contre l’utilisation de ces supports publicitaires (50%). Ils sont seulement un tiers à y être réellement favorables. 17% n’ont pas affirmé d’avis tranché sur cette question en répondant « sans avis ».

Réponse « sans avis »
Les auteurs du questionnaire ont fait le choix de ne pas prévoir de réponse « sans avis » dans les différentes questions de la consultation. En effet, cette consultation n’étant pas un sondage mais une demande de prise de positions auprès des habitants de la Métropole sur la thématique de la publicité dans la rue, l’option « sans avis » ne convient pas au principe de dynamique décisionnelle d’une politique publique concertée (que l’initiative vienne des autorités ou bien des habitants). L’absence d’option « sans avis » implique de devoir prendre position, ce qui est recherché ici.
Un positionnement différent a toutefois été retenu concernant la question relative aux bâches publicitaires de chantier. D’abord elle concerne un dispositif bien connu des Grands Lyonnais qui fréquentent pour beaucoup d’entre eux la place Bellecour, centre de la Métropole. En effet, les échanges préalables à cette consultation supposaient que les avis soient très difficiles à départager. A ce titre, l’option « sans avis » a ici été intégrée afin d’avoir une vision plus fine des résultats.

Dispositifs publicitaires géants : bâches de chantier publicitaires – taille maximale

Sur cette question des bâches publicitaires de chantier qui appelait une possibilité de prise de position plus précise, il a été demandé aux habitants de la Métropole de Lyon de se positionner sur la taille maximale que devraient avoir ces publicités. Un visuel était proposé afin de prendre la correcte mesure des chiffres par rapport à la photo d’une bâche existante (place Bellecour). Cette question ne concernait pas les personnes s’étant positionnées contre ce type de dispositif, leur réponse étant, de fait, de n’autoriser aucune surface.

En dehors des personnes s’étant exprimées « contre » le recours aux bâches publicitaires de chantier (50% des participants) dont la réponse équivaut à une surface maximale de 0m², c’est le chiffre de 100m² et au-delà qui a été le plus retenu. Cette taille maximale est souhaitée par 45% des personnes ayant répondu à cette question soit 22% de l’ensemble des personnes ayant participé à la consultation. On notera que les plus petites superficies (en dehors de la superficie 0m², c’est-à-dire le refus de ce dispositif) sont peu reprises dans les avis exprimés. En effet, il semble que les personnes favorables à ce type de dispositif soient globalement favorables à ce qu’ils soient de très grande taille (une corrélation serait ici à rechercher soit avec le financement plus important des travaux que permettraient ces grandes bâches, soit pour le principe plastique du recouvrement des façades le plus complet et la mise en valeur maximale de l’esthétique publicitaire…).

Dispositifs publicitaires géants : bâches événementielles

Un troisième type de dispositif publicitaire géant est concerné dans les positionnements de la Métropole de Lyon en ce qui pourrait être nouvellement autorisé dans le futur RLPi. Il s’agit des bâches événementielles. Il s’agirait de dispositifs de très grande taille installés à l’occasion d’événements spécifiques qui restent à définir. Il a été précisé que ces dispositifs ne permettent pas le financement de travaux sur les immeubles.

La prise de position sur ce sujet est de nouveau très nette, plus des trois quarts sont contre le recours à ce type de bâches publicitaires malgré leur caractère spécifique lié à un événement et donc son caractère temporaire.

Horaires d’extinction des enseignes et vitrines

Le code de l’environnement prévoit une obligation d’extinction des enseignes lumineuses entre 1h00 et 6h00 du matin. Toutefois, dans les agglomérations de plus de 800.000 habitants un horaire qui ne peut être moins restrictif doit être fixé par les Règlements Locaux de Publicité. Afin que les élus de la Métropole se basent sur les attentes des habitants qu’ils représentent, il a été donné pour objectif à la consultation de les interroger sur la position à prendre sur ce thème. La question a été étendue à l’illumination des vitrines qui ne relève pas légalement du RLPi mais qui, dans la pratique, sert de plus en plus comme support publicitaire (écrans notamment derrière les vitrines) et consiste en une source de pollution lumineuse.

Cette thématique traitée à travers deux questions (une sur le début de l’horaire d’extinction, l’autre sur la fin), montrent qu’une majorité forte d’habitants de la Métropole s’étant exprimés souhaitent limiter l’éclairage des enseignes lumineuses aux stricts horaires de fonctionnement des commerces. Ils sont en effet plus de deux tiers (69%) à souhaiter que ces enseignes soient éteintes dès la fermeture du commerce et plus de trois quarts à souhaiter qu’elles ne soient pas allumées avant l’ouverture.

Par ailleurs, de nombreux répondants métropolitains ont précisé dans leurs commentaires que les horaires d’extinction actuels (entre 1h00 et 6h00 du matin) étaient peu respectés (Le Leader Price Avenue Félix Faure a par exemple été cité plusieurs fois), soulignant l’impact écologique de ces pratiques.

Horaires d’extinction des publicités lumineuses

Sur le même principe que la question sur l’extinction des enseignes, les habitants de la Métropole ont été appelés à se positionner sur les horaires d’extinction des publicités lumineuses

Les avis sont clairement tranchés concernant les horaires d’extinction des panneaux lumineux puisque plus des deux tiers des habitants de la Métropole s’étant exprimés sont catégoriques et souhaitent que les panneaux publicitaires soient toujours éteints, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de panneau publicitaire lumineux.
A l’inverse, ils ne sont que 1% à souhaiter qu’ils soient toujours allumés (applicable légalement aux seuls mobiliers urbains).

Bien que les publicités doivent être éteintes entre 1h00 et 6h00 du matin, les mobiliers urbains affichant de la publicité bénéficient d’une dérogation à cette interdiction. Or, la réponse très majoritaire des participants en faveur de l’extinction systématique des panneaux lumineux est unanime et pose la question du débat sur la dérogation des mobiliers urbains. Une possibilité de réponse permettant de proposer un horaire sur la période entre 1h00 et 6h00 du matin (toujours allumés) a donc été formulée et doit être pensée en lien avec les pratiques d’illumination des publicités sur mobilier urbain.